De nombreux politiques ont pris l’habitude de lancer dans l’arène médiatique ce que la presse qualifie de « ballons d’essai ». L’objectif est assez classique : faire exister un point de vue (et au passage soi-même) et tester auprès de la population certaines mesures, et sans doute également dans certains cas nous convaincre progressivement du fait qu’elles sont inévitables.
Quelle leçon les médias qui multiplient les "hommages" tirent-ils (et nous invitent-ils à tirer) de ce drame ? Que trente vies d’enfants, c’est infiniment précieux ? C’est exact ! Mais alors pourquoi ne pas faire des émissions spéciales sur ces milliers d’enfants qui chaque jour meurent de la faim, des guerres, de maladies, de toutes les injustices consubstantielles au capitalisme. Dans le monde, d’après la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, près de cinq millions d’enfants meurent chaque année de la faim (plus de 13.000 chaque jour !), sans compter les millions qui souffrent de malnutrition. Pas moins de 200 millions d’enfants de moins de 5 ans présenteraient des signes chroniques ou aigus de malnutrition.
Il est peut-être abrupt (inconvenant pour certains) d’écrire cela alors que la douleur est si vive mais, la vérité est que ces enfants là, des millions, il est encore temps de les sauver. Et ce message, pas un média, lesquels sont si prompts pourtant à se gargariser d’humanisme, n’ose le porter.
Alors il est légitime de se poser la question suivante : Pour une minute de silence, combien de minutes de réflexion et combien de bavardages ineptes ?
Le mercredi 7 mars, La Dernière Heure faisait sa une avec ce qu’elle appelle le gaspillage de « notre » argent par les ministres. Parmi les gaspillages mis en exergue figure la somme de 150.000€ pour un « meurtre commis en 1950 ». Ce meurtre, l’article de la page deux le précise, est celui de Julien Lahaut.
Difficile d’échapper depuis quelques jours à la grande action de solidarité « Hiver 2012 » initiée par la RTBF. Même si on sent bien que les diverses chaines de la radio télévision publique en font beaucoup, le fait d’utiliser la puissance communicationnelle médiatique afin de mettre en lumière la pauvreté dans ce pays n’est pas en soi une mauvaise chose, au contraire. Ce qui me semble bien plus discutable, c’est de faire croire qu’un appel à la solidarité de la population constitue à lui seul une mission de service public.
« Avec vous, comme vous » proclame Michel Daerden sur son site internet. Dans les faits, ce n’est pas exactement cela.
Je vous souhaite d’excellentes correspondances sur le trajet de vos petits et grands bonheurs en 2012.

Depuis quelques mois, je participe à un bien sympathique OPNI (Objet Politique Non Identifié). Concrètement, l’idée qui sous-tend cette initiative est, sans autre expertise que celle de citoyens de gauche amoureux de leur ville, de constituer un programme (un projet) en vue des élections de 2012 de façon totalement participative.
Au Boulevard de l’Empereur vient d’être lancée l’opération « sauvons nos élus », dont le résultat a été publié dans Le Soir du 7 novembre. Le Parti socialiste s’apprête manifestement à vivre une nouvelle crise de schizophrénie aiguë : il aurait, écrit-il, le cœur dans la rue… mais des « responsabilités » au gouvernement. Cette contradiction imbuvable, il semble ne pas savoir comment la faire avaler à son électorat et aux organisations qui lui sont proches. Depuis le mois de juin, il sait que les syndicats sont opposés à la régression sociale contenue dans la note de son président devenu formateur. La FGTB, en particulier, critique de plus en plus ouvertement et durement le prix qui sera payé pour permettre à un homme de réaliser son ambition de Premier ministre… A moins d’un an d’une échéance électorale qui verra une grande partie des signataires de la carte blanche se présenter devant l’électeur avec un bilan social qui risque d’être désastreux, cette défiance des militants provoque une réelle panique.