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26 juin 2007 - 23:53
« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » (Jean Jaurès). Au regard des chiffres publiés par le SIPRI il y a quelques jours, cette citation ancienne est malheureusement plus que jamais d’une désagréable acuité. Aujourd’hui, en moyenne, tout citoyen du monde "donne" chaque année (sans le savoir) 200$ pour financer les guerres contre à peine 10$ pour la coopération au développement.
Les chiffres publiés le 11 juin par le SIPRI, Stockholm International Peace Research Institute, dans son étude annuelle, montrent que les dépenses militaires mondiales en 2006 ont atteint un nouveau pic avec 1204 milliards de dollars. Cette augmentation de 3,5% par rapport à 2005, porte cette hausse à 37% en 10 ans. Les dépenses militaires Etats-uniennes représentent près de la moitié du total avec 529 milliards de dollars.
Les transferts d’armements ont augmenté en volume de 50% en 2006 en particulier en direction de régions fragiles comme l’Asie centrale et le Moyen Orient, ces armes proviennent massivement des Etats-Unis et de l’Union européenne (plus de 90%).
Le montant total devrait encore être sensiblement plus élevé si l’on y incluait le coût des conflits armés (Afghanistan , Irak,...)
En guise de comparaison, les pays riches consacrent actuellement 50 à 60 milliards de dollars par an à la collaboration au développement.
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?