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CV ... vite fait

13 septembre 2006 - 17:15 - #sticky


Voici quelques informations sur moi qui sont d’une façon ou d’une autre liées à mon engagement politique actuel.

- Profession ?

Une seule ce qui est rare en politique [1] Ayant fait des études d’ingénieur physicien à l’ULg mais me voyant difficilement travailler en entreprise [2], je me suis lancé dans la recherche (en micro-électronique pour les intimes). J’ai été boursier pendant 8 ans puis depuis quelques mois, je suis l’heureux détenteur d’un CDI. Cela pour dire que la recherche ce n’est pas le plus ingrat des jobs mais que ce n’est pas non plus le moins précaire.

- Situation familiale ?

Et pourquoi pas un reportage dans Voici. Vous ne trouvez pas cela insupportable ces hommes et femmes politiques qui montrent leur maison et leurs enfants aux médias, qui poussent la chansonnette ou délivrent leurs meilleures recettes de cuisine en guise de projet politique. La politique est malheureusement souvent réduite à un spectacle, un mauvais spectacle dans lequel le costume et les accessoires [3] prennent le pas sur le débat de fond.

- Trajectoire politique ?

Plutôt rectiligne tendance bien à gauche. J’étais sympathisant de l’initiative Gauche Unie (sans jamais m’y être investi). J’ai croisé pour la première fois la route du PC en 1999 pour y soutenir la campagne de Germain Dufour. J’y ai rencontré quelques emm*** mais aussi pas mal de personnes très ouvertes avec un regard critique et lucide sur ce qu’il y avait à dénoncer mais aussi à retenir des expériences socialistes.

Dans le même temps, désireux de dépasser les clivages à la gauche de la gauche, j’ai participé à la création d’un collectif anticapitaliste pluraliste Jeunes à Contre Courant aujourd’hui devenu A Contre Courant (www.acontrecourant.be) avec des copains anars, écolos radicaux, trotskystes et joyeusement rien-du-toutistes mais de gauche.

Plus récemment, je me suis également pas mal investi dans le combat contre l’agression publicitaire.

- Courant de pensée ?

Les mouvements écologistes ont fait irruption dans le débat politique ces 30 dernières années en se basant sur une constatation simple : il convient de prendre en compte un nouveau paramètre, la planète. Avec le réchauffement climatique, la pollution de l’air, l’épuisement des ressources fossiles ou la raréfaction de l’eau potable, la question de la survie de l’humanité sur cette planète est en effet posée. Mais très souvent, le pas qui consiste à lier la démolition de la biosphère et le système économique dans lequel nous (sur)vivons n’est pas franchi par des écologistes qui préfèrent tenter d’aplanir les conséquences des ravages capitalistes plutôt que d’arracher le mal à la racine.

Marx ne pouvait en son siècle présumer des catastrophes majeures que l’hyper-productivisme et l’hyper-consumérisme capitalistes causeraient aujourd’hui [4]. Même si ces aspects ont été complètement gommés dans le socialisme dit réalisé, il y a toutefois dans l’oeuvre de Marx l’ébauche d’une conscience écologique réelle [5].

Un courant de pensée, le plus souvent qualifié d’éco-socialisme, et correspondant aux théories et aux mouvements qui aspirent à subordonner la valeur d’échange à la valeur d’usage, en organisant la production en fonction des besoins sociaux et des exigences de la protection de l’environnement, est en train d’éclore.

C’est clairement le courant dont je me sens le plus proche. Je suis pour un socialisme écologique, une société écologiquement rationnelle fondée sur le contrôle démocratique, l’égalité sociale, et la prédominance de la valeur d’usage [6] . En somme, il s’agit de réimbriquer l’économique dans l’écologique, et l’écologique dans le social, c’est-à-dire dans les conflits entre classes.

Voir par ailleurs le texte Marxisme et écologie, une rencontre nécessaire mais pas toujours évidente que j’ai rédigé sur ce sujet.

- Me contacter ?

Pierre EYBEN

Rue Charlemagne 138 - 4020 Jupille

0477/20.29.53

p_eyben@no-log.org

- Recevoir des infos

Si vous trouvez intéressantes (ou simplement utiles afin d’alimenter le débat) les idées que je défends, vous avez la possibilité de vous abonner à une liste de diffusion afin d’être tenu épisodiquement au courant de la parution de textes ou d’événements politiques qui me semblent intéressants. Pour ce faire, il vous suffit d’aller sur : http://listes.agora.eu.org/listinfo... et d’y encoder votre adresse mail.

Notes

[1] Je sais, c’est honteusement gauchiste de dire cela. Mais quand même moins honteux que les 12 mandats rémunérés de Willy Demeyer.

[2] Ou je redoutais que l’on me demande d’exiger plus de rentabilité de travailleurs déjà victimes d’un système économique (capitaliste) qui marche sur la tête

[3] ... comme par exemple un simple noeud papillon. De façon un rien caustique, on pourrait dire qu’il n’est peut-être pas étonnant que des nez rouges fleurissent depuis quelques élections sur le faciès radieux de nos clownesques élus.

[4] Le système capitaliste actuel ne (sur)vit qu’au travers d’une croissance aussi artificielle que ravageuse. Les ressources non renouvelable (charbon, pétrole, gaz, minerais) sont consommées à une vitesse toujours plus grande et la pénurie n’est plus un lointain spectre mais le lot direct des générations qui nous suivront

[5] Dans Le Capital, il s’inquiétait déjà de l’agriculture intensive et écrivait « Dans l’agriculture moderne, de même que dans l’industrie des villes, l’accroissement de la productivité et le rendement supérieur du travail s’achètent au prix de la destruction et du tarissement de la force de travail. En outre, chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité. Plus un pays, les États-Unis du Nord de l’Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce procès de destruction s’accomplit rapidement [...]. La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : La terre et le travailleur » ((K. Marx, Le Capital, livre premier, T. II, éd. sociales, Paris, 1973, p. 181-82.))

[6] J. O’Connor, Natural Causes. Essays in Ecological Marxism, New York, The Guilford Press, 1998, pp. 278, 331.

5 Messages de forum

  • faut être dans l’air du vent camarade... ta maison, ta famille... Pourquoi pas le tout est de voir comment tu présenterais les choses pourquoi pas une photo de ton jardin, ou de tan four à pain bio etc.. bises simple, efficace, file l’adresse de ton blog à maurice pour qu’il le place dans les liens myriam

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  • Le probleme c’est bien quand le debalage de la vie privee prend le pas sur le fond et les propositions politiques.

    D’un cote, on a des politiques objectivement coupes de la realite des simples citoyens (ne fut-ce que par leur salaire) et de l’autre ils tentent de se rapprocher de nous en "venant chez nous" a travers la presse people ou les emissions de divertissement. C’est cela qui est insupportable. Si quelqu’un veut savoir comment je vis, ma porte est ouverte mais je ne compte pas montrer mon intimite pour engranger des voix.

    Ah et pour les infos sur la fabrication d’un four solaire, c’est ici

    Biz,

    Pierre

    Répondre à ce message

  • Concernant l’écologie, pour moi il ne fait aucuns doutes que Marx NE POUVAIT avoir intégré cette problèmatique dans son système de pensée.

    Comme disait je ne sais plus qui "on est fils de son temps avant d’être fils de son père". Hors, Marx partage clairement avec les idéologues du capitalisme une idéologie positiviste très 19em siècle : en gros, l’homme est maître et possesseur de son envirronement, il accomplit une Histoire détérminée par des LOIS susceptibles d’être formalisées et le grand soir arrivera grâce (en autres choses) à un accroissement de la production et des moyens techniques visant à améliorer celle ci.

    Et la je parle de Marx, inutile de s’étendre sur les socialismes réellement existants qui, dans le meilleur des cas, on établit une sorte de capitalisme bureaucatrique d’état par opposition au capitalisme "privé" corporatiste de l’occident, Les deux formes partageant beaucoup plus de présuposés philosophiques qu’on ne le pense généralement et étant, c’est le moins que l’on puisse dire, très éloignées de l’écologie politique.

    Alors pourquoi vouloir sauver Marx à tout pris ? Pourquoi cette tendance à "faire parler" ses textes de façon à le remettre régulièrement (et artificiellement me semble il) au goût du jour ?

    Pour moi, si nous voulons penser une alternative crédible au système mondiale existant sur base d’une vision plus égalitaire, en redonnant un sens véritable aux termes "démocratie", "écologie", "citoyenneté" etc il faut regarder ailleurs, vers des visions de la vie en société qui, en assumant leur caractère autodétérminé et sans viser un internationalisme abstrait ont réellement mis un pied en dehors du cadre de référence Capitalisme/état nation dominant l’occident depuis le 17em siècle.

    Selon les auteurs ce sera les premiers Soviet autogérés, la Grèce des Cités (C.Castoriadis), le début des mouvements ouvriers (collectif Tiqqun), la Communne parisienne de 1871 (Guy Debord) voir les sociétés archaïques de chasseurs / cueilleurs (Michel Bounan). Le passé est riche d’expériences politiques "alternatives" râtées, ébauchées ou réalisées puis détournées. L’étude de leurs conditions d’émergence et des raisons de leur "ratages" me parait être une bonne base si l’on veut sortir de la panne d’imagination politique actuelle (pseudo fin de l’histoire, etc). Dans cette étude, l’analyse marxienne à bien sûr sa place mais les limitations de celle ci nous oblige à sortir du confort intellectuel et à choisir d’autres angles de vue, moins établits et commentés mais plus surprenants et subversifs.

    Dimitri. Lecteur liégeois appréciant votre blog.

    Répondre à ce message

  • Bonjour Dimitri,

    Merci pour ce message et pour cette interpellation que, je te l’avoue, tu n’es pas le premier à m’opposer.

    Synthétiquement :
    - Etre marxiste n’est en rien un enfermement, une opposition aux penseurs nouveaux et éminements intéressants que le XXième siècle a enfanté. J’ai lu et apprécie plusieurs des noms que tu cites.
    - Cela étant, il me semble que Marx, principalement sur son analyse économique (lire notamment les Grundrisse), a une dimension essentielle et non égalée. Dire cela ce n’est pas vénérer un homme mais reconnaître qu’il est celui-ci qui nourrit le plus mon analyse.
    - Sans nier chez lui une empreinte du siècle dont il était, Marx a écrit des choses d’une étonnante actualité sur la problématique écologique et loin de la caricature positiviste que tu dresses. Je t’invite à lire Ecologie et marxsime : une rencontre nécessaire mais pas toujours évidente

    En synthèse, je pense donc que nous devons puiser une série de principes de base dans le marxisme mais que cela doit s’enrichir également d’autres "tentatives". C’est ce que j’appelle "le socialisme du XXIème siècle" ou "l’écosocialisme" selon mon humeur :)

    Quoi qu’on en pense, les communistes sont déjà devenus des néo-communistes car ils intègrent déjà énormément de concepts nouveaux. Un exemple, je serai le 28 aoctobre à Charleroi à l’invitation de la section du PC de cette ville pour débattre avec Paul Lannoye sur le thème ... "Pourquoi la décroissance ?". Tu crois que le MR, le CDH ou le PS débattent de ce thème ? :)))

    Bàt,

    Pierre

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    je viens de découvrir votre blog par les hasards des liens Internet. J’y repasserai. Je partage pas mal de réflexions.

    Claude

    découverte

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