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Intervention lors du deuxième Congrès du Parti de la Gauche Européenne à Prague

Pour une écologie sociale

26 novembre 2007 - 23:06


(Texte complété le 27/11)

J’ai participé ce week-end au deuxième congrès du Parti de la Gauche Européenne qui regroupe entre autre, outre le PC Wallonie-Bruxelles à titre de membre et Une Autre gauche en tant que membre observateur, die Linke (Allemagne), le Bloco (Portugal), le PCF (France), SYNASPYSMOS (Grèce) ou Gauche Unie (Espagne).

Ce fut un weekend très riche. J’ai été particulièrement impressionné par le souci démocratique au sein d’un tel mastodonde (500 délégués de 30 organisations totalisant 400.000 membres débattaient). Toutes les décisions de commission ont été prises à l’unanimité et tout amendement de petits poucets comme der lenk (Luxembourg) ou notre parti avait le même poids qu’un de die Linke (Allemagne). D’ailleurs chaque parti avait droit au même nombre de délégués.

Je posterai prochainement un compte-rendu et des vidéos sur le contenu de ce congrès. En attendant, si vous lisez l’anglais, vous pouvez déjà lire l’Appel de Prague et les Thèses du Congrès

En tant que délégué du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles, j’ai également eu la chance d’intervenir en séance plénière.

Voici l’audio de cette intervention :

Intervention - Prague
IMG/mp3/intervention_Eyben_PGE_Prague.mp3

Voici également l’intervention en vidéo (son très approximatif car la caméra était fort loin du podium) :

Enfin, vous pouvez également retrouver le texte de mon interventuion ici

Vous ne serez pas étonnés de constater que je suis intervenu sur un thème écologique. J’ai également eu l’occasion de participer au groupe de travail qui a révisé des motions sur l’agriculture (texte très intéressant proposé par SYNASPISMOS prônant profonde de la PAC et la mise en avant d’une agriculture de qualité relocalisée) et sur le réchauffement climatique (proposée conjointement par SYNASPISMOS, die Linke et la Red-Green Alliance du Danemark).

L’écologie a été reprise dans les thèses du congrès comme un des quatres axes centraux d’actions pour le PGE dans les années à venir. C’est une avancée importante.

J’ai également pu constater que sur la question du nucléaire, le PCF est de plus en plus isolé. Leur "blocage" sur cette question me semble montrer la difficulté qu’il y a parfois à avoir une vision internationaliste (et une forme de contamination à la logique nationale). Elle résulte également d’un contexte où intérets à court terme des travailleurs dans un système capitaliste et intérêt global à long terme dans un système qui serait égalitaire s’opposent. En effet, le nucléaire est une spécialité française et il est clair que combattre ce mode de production (ce qui doit être fait), c’est fragiliser à court terme un grand nombre de travailleurs.

Au fond, en acceptant sans oser rien dire la réouverture d’un polluant haut-fourneau à Liège (et je crois que l’on ne pouvait/devait pas s’opposer à celle-ci), nous suivons la même logique. Plus exactement, nous la subissons.

Voilà où nous a conduit le capitalisme en absorbant petit à petit toute la sphère économique. Les Etats n’ont plus le poids suffisant pour jouer un rôle de régulateur et doivent renoncer à certains choix importants sous peine de subir les foudres du marché et la casse sociale.

Je posterai très bientôt sur ce blog plus de détails concernant ce congrès du PGE et les documents qu’il a produit.

2 Messages de forum

  • Moi je veux bien qu’on parle d’écologie sociale, mais ne sont-ce que des mots ?
    Faut-il se résigner à accepter la relance de hauts-fourneaux ou le nucléaire pour ne pas "pénaliser" les travailleurs ? Il y a deux combats à mener, et la grande difficulté est d’oser et savoir les combiner : la restructuration de la production et la suppression du mode de production capitaliste. L’un ne va pas sans l’autre. Mais toute avancée dans l’un des deux combats est bonne à prendre,non ? Je refuse le défaitisme, quand on nous demande de choisir, il faut être cohérents. Quand on critique le productivisme, on ne soutient pas les activités polluantes, point à la ligne.
    Autrement, on risque peu d’être crédibles.
    C’est ça, être révolutionnaire.

  • Je pense que nous somme tous d’accord pour affirmer qu’un service public de par son appartenance à l’état offre un meilleur contrôle quant à sa gestion . S’il est fort probable que la composante écologique se situe au delà de la rentabilité marchande du service, il ne reste pas moins la composante sociale dont même les plus révolutionnaires (salut le pcf) restent attachés.

    Pire qu’une dicatature du prolétaria, l’inertie pseudo socialiste se borne depuis tellement d’année à essayer de maintenir les acquis qu’elle en finit par devenir complétement réactionnaire. Aveuglée par la crainte de perdre sur le court terme le pcf rejoint ces partis de gauche qui à trop se ratacher au passé perdent toute ambition.

    Nous restons donc avec une idéologie favorisant des emplois inutiles, une exploitation vaine de l’homme par le travail dans l’unique but de maintenir artificiellement, baxter aux bras les virgules de l’internationnale. La rémunération salariale (pour peu que l’on accepte sa nécessité) doit elle nécessairement passer par un travail abbatu ? C’est en restant dans cette optique, en refusant nos mis-temps que nous légitimons, partis de gauche, le sarkozysme "travailler plus pour gagner plus".


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