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3 décembre 2007 - 12:26
Ceci n’est pas un texte afin de me prononcer sur la nature de la nouvelle Constitution qui était proposée au peuple vénézuélien par référendum - cet outil démocratique que l’on nous refuse pour la constitution européenne - et qui vient d’être rejetée avec une courte majorité comme l’ont directement reconnu les autorités de Caracas.
Je ne souhaite pas éluder la question mais il me semble la connaître trop peu pour fournir un avis éclairé. Disons que même si le timing (beaucoup de précipitation) et la forme de cette consultation (sans constituante) ne me semblaient pas adéquats, j’avais un a priori globalement positif sur ce document en raison de mesures importantes qu’il contient (à commencer par la journée de travail de 6 heures, une revendication progressiste essentielle abandonnée partout en Europe par celles et ceux qui s’autoproclament de gauche). Mon avis est aussi étayé par l’avis favorable de personnes bien plus éclairées et dont je respecte l’analyse tel Jean-Luc Mélenchon.
Je voudrais revenir ici sur la façon absolument infecte dont nous est relayée l’information sur les processus en cours en Amérique Latine et en particulier sur le traitement médiatique réservé au militaire métèque populiste Hugo Chavez, accessoirement président démocratiquement élu et réélu après un coup d’Etat manqué soutenu par plusieurs dirigeants européens. La désinformation n’est pas l’apanage de Fox-News ou de CNN en temps de guerre - c’est à dire quasi tout le temps en ce qui concerne les USA - mais bien une pratique qui se généralise dangereusement dans la sphère médiatique, tantôt volontairement, tantôt par simple inculture politique des journalistes, tantôt en raison du manque de moyens couplé au timing serré qui leur sont imposés. A l’arrivée, le résultat est le même, une soupe bien-pensante indigeste nous est servie en continu.
Hier soir dans le journal télévisé « 12 minutes » de la RTBF, notre télévision de service public, le journaliste-présentateur nous annonçait qu’Hugo Chavez proposait une constitution "décrétant" sa présidence à vie.
I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E. J’en ai été cloué à mon divan.
Les faits sont les suivants. La nouvelle constitution proposait de ne plus conserver la limitation à deux mandats pour le président de la République vénézuélienne [1] sans évidemment décréter quoi que cela soit ni remettre en cause le processus électif démocratique. Oter la limitation du nombre de mandats, c’est aligner le Venezuela sur ce qui constitue la norme pour le président en France ou pour les chefs de gouvernement espagnols, anglais, allemand, belges et ainsi de suite.
La RTBF prendra-t-elle la peine aujourd’hui de corriger lors de son JT cette erreur E-N-O-R-M-E de son journaliste-présentateur ? La déontologie journaliste l’exigerait en tout cas.
[1] Il est bon de rappeler en vitesse aux donneurs de leçons qui aimeraient par moment que nous « la fermions » que le Venezuela est une « république », c’est-à-dire un régime moderne dans lequel les autorités sont élues et non un « royaume », héritage droitier moyenâgeux basé sur le droit du sang comme il en subsiste encore en Belgique ou en Espagne
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?