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12 janvier 2008 - 19:55
Tony Blair, ex-leader travailliste et membre éminent de l’Internationale socialiste est un acteur symptomatique de l’évolution détestable de la social-démocratie.
Après avoir pendant 10 ans foulé au pied à peu près toutes les valeurs de gauche (privatisation des services publics par l’entremise des scandaleux partenariats privés-publics, accroissement choquant des inégalités, privatisation des retraites,un mode de gouvernement autoritaire qui a dépolitisé et découragé la population,généralisation des emplois jetables mal rémunérés, camouflage de millions de chômeurs de longue durée en "invalides", non remise en cause des lois anti-syndicales des conservateurs,...), après avoir affiché un soutien indéfectible aux faucons mondiaux (qui à l’image de Bush ont le plus souvent tout de vrais cons), après s’être fait héberger à l’œil par des amis milliardaires du show-biz et des médias dans quelque villégiature de rêve, il continue son "oeuvre".
Il y a tout d’abord son récent rôle de conseiller à temps partiel pour la banque américaine JP Morgan, alors même qu’il demeure représentant du Quartet pour le Proche-Orient. Un partenariat public-privé en somme. Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cité jeudi par le Financial Times, son rôle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rémunération de plus d’un million de dollars par an. Et l’ami Tony a lui-même confié au même journal qu’il comptait prochainement accepter "une petite poignée" de postes similaires de la part de différentes entreprises dans des secteurs variés. Pas de problèmes de fin de mois en perspective donc !
Autre symbole que l’on ne peut passer sous silence, ses "amitiés", qu’il affiche aujourd’hui encore plus clairement. En campagne présidentielle, Ségolène Royal n’hésitait pas à déclarer que "Blair a rénové et sauvé les services publics britanniques et son dynamisme politique est un exemple à suivre". Pas franchement , pressé de lui rendre la pareille, Tony était ce week-end à l’UMP avec son copain Nicolas. Les 2.000 cadres de l’UMP réunis au Palais des Sports pour lancer la campagne des élections municipales françaises des 9 et 16 mars ne s’y sont pas trompé, ils ont applaudi debout l’ancien Premier ministre travailliste britannique, invité à s’exprimer (prêcher ?) sur le thème de la réforme en Europe.
A ce jour, l’Internationale socialiste ne semble pas juger utile de réagir. Tony et le Labour demeurent apparemment dans la ligne. Mais au fond, quelle ligne ?
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?