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6 février 2008 - 13:47
Pour celles et ceux qui n’en auraient pas encore, voici une bonne raison supplémentaire de ne pas acheter une nouvelle grosse bagnole [1]. BMW, de son véritable délicieux petit nom Bayerische Motoren Werke, va supprimer des milliers d’emplois. Le constructeur automobile allemand souhaite en effet économiser chaque année 500 millions d’euros en réduisant ses effectifs. Concrètement, BMW compte sabrer dans les contrats temporaires et ne plus remplacer les personnes pensionnées.
Ce dégraissage s’inscrit dans le cadre du dernier (avant le suivant bien évidemment) plan d’économie de la firme allemande. La multionationale BMW se porte-t-elle mal ? Au contraire, après son bénéfice record en 2006 (2,87 milliards d’euros tout de même !), BMW a encore accru son chiffre d’affaire en 2007 (atteignant 56,02 milliards d’euros de CA soit un record absolu et une hausse de 14% par rapport à 2006) et l’on s’attend le 18 mars lors de l’annonce des bénéfices 2007 à un nouveau record.
Mais de nos jours, il ne suffit plus de gagner de l’argent, il ne suffit plus d’en gagner toujours davantage, encore faut-il plaire à la bourse et aux investisseurs. Et pour ce faire, rien de tel que l’annonce d’un plan d’économie drastique. Une petite casse sociale cela plaît beaucoup à ces spéculateurs pour qui le monde du travail est aussi virtuel que 50 milliards d’euros à la Société Générale.
Au total, le fabriquant de voitures de luxe veut jusqu’en 2010 épargner 6 milliards d’euros.
Vive les transports publics !
[1] La question rituelle est alors vers qui se tourner face à cette meute de rapaces tous aussi horribles les uns que les autres ? Outre le vélo et les transports en commun, je n’ai qu’une réponse ... vers les urnes. C’est au politique de dompter l’économie, à personne d’autre. Il n’est pas de fatalité en la matière, juste des rapports de force. Et la force, c’est nous, les citoyens lorsque nous décollons de la télé pour battre le pavé.
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?