Alors que les alertes à la pollution aux particules fines se multiplient (Et oui, les voitures ce n’est pas que le CO2), voici des chiffres éclairants. Certains ont quelques années déjà mais la tendance demeurre quasi la même. Tout ceci est le fruit direct de choix politiques.
Illustration : Carte satellite du taux de pollution au NO2, obtenue grâce à un satellite européen
En 1970, le transport routier représentait 63% du total, contre 37% pour le transport par voie ferrée [ndlr. càd moi : en Belgique].
En 2002, les proportions étaient de 87% pour la route et seulement 13% pour le rail.
Le transport fluvial, quant à lui, est passé depuis les années ’70 de 7.100 millions de tonnes/Km à 6.104 millions de tonnes/Km aujourd’hui
Le réseau autoroutier belge est très développé et bénéficie de la deuxième plus forte densité en Europe, la Belgique n’étant devancée que de peu par les Pays-Bas. Sa longueur totale est de 1747 kilomètres.
En 1990, les voitures avaient parcouru 60 milliards de kilomètres, en 2004 80 milliards et selon les experts en 2030, on devrait atteindre les 100 milliards [ndlr. càd moi : en Belgique]. Les véhicules diesel y représentent une part croissante.
La croissance des kilomètres parcourus est plus importante pour les véhicules utilitaires que pour les voitures. Le trafic routier de marchandises progresse de 5,6 milliards de kilomètres en 1990 à 11,5 milliards en 2030.
Depuis 1970, le trafic routier en Belgique a été multiplié par plus de 3
Les émissions de CO2 - principal gaz responsable du réchauffement climatique - liées au trafic routier ont augmenté d’environ 150% depuis 1970 et de plus de 25% depuis 1990 ! Les émissions de CO2 liées au trafic routier représentent désormais 20% des émissions totales de CO2. Cette part est appelée à augmenter encore
Le trafic routier est aussi responsable de presque la moitié des émissions de deux autres polluants atmosphériques, à savoir le NOx et le CO (deux gaz précurseurs de l’ozone lié au trafic routier) et de 32% des émissions de Composés Organiques Volatils (cocktail de substances fort polluantes et dangereuses pour la santé humaine)
Le belge consacre en moyenne 1 mois et demi de revenus pour s’acheter et faire rouler son auto
Le trafic autoroutier représente plus d’un tiers du trafic total ;
Le belge "moyen" passe environ 6 heures par semaine dans sa ou dans une voiture.