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10 mars 2008 - 17:01 - #services publics
Il est parfois étonnant de constater l’écart de traitement que réservent les médias à certains événements de portée pourtant comparable. Renault Vilvoorde, VW Forest, les Forges de Clabecq, la SABENA, voilà des fermetures accompagnées de pertes d’emplois massives qui ont eu un écho médiatique important. C’est une bonne chose même si à l’arrivée on doit constater le plus souvent des défaites ou des victoires à la Pyrrhus. A la Poste, une casse sociale sans équivalent se poursuit depuis 10 ans dans un silence assourdissant.
Voir en ligne — http://sauvonslaposte.be
Fin 2006, la Poste comptait encore 34.061 équivalents temps-plein (ETP). Fin 2007, il n’y avait plus que 32.626 ETP (Source). Au total, ce sont donc pas moins de 1450 ETP qui ont été sacrifiés sur l’autel de la rentabilité et au nom des bénéfices de l’actionnaire privé CVC Capital Partners en un an. Mais, Johnny Thijs, le richissime patron de la Poste, plus de 2x le salaire du célèbre gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Guy Quaden, peut déclarer avec joie "sans licenciements secs". Et de fait, le fait qu’il ne s’agisse pas de licenciements suffit à réduire l’intérêt médiatique. Et pourtant, il s’agit bien d’emplois perdus dans une région (et même un pays) où le chômage est un vrai défi. La belle affaire pour les milliers de jeunes qui voient ainsi de possibles emplois disparaître, qu’il ne s’agisse pas de licenciements secs. Ces postes sont perdus.
Au total, sur la dernière décennie, la Poste a supprimé l’équivalent de 10.000 ETP. 10.000 ETP c’est tout le bassin sidérurgique liégeois ! C’est plus que la Sabena, bien plus que VW Forest.
Mais cette casse sociale sans précédent se passe loin des caméras, loin des plateaux de télé qui aujourd’hui battent la mesure des causes qu’il est bon de défendre et de celles qui doivent rester dans l’ombre.
Cette casse sociale a lieu dans une entreprise qui est publique à 50% mais dont la gestion est 100% capitaliste.
Le combat se prolonge ici
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