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Dans un article remarqué, Le gouverneur de la Banque Nationale vient de suggérer de ne plus systématiquement indexer les salaires les plus élévés. Il déclare : "Doit-on indexer de la même manière un salaire de 1.000 euros et un salaire de 5.000 ou 10.000 euros ? Je pose la question, sans plus."
Soyons clairs, Guy Quaden ne s’est pas subitement senti l’envie d’un revival soixante-huitard. Il souhaite avant tout casser l’indexation automatique des salaires et ouvrir une brèche via une proposition populaire. [1]. Par ailleurs, de la vraie question, la baisse vertigineuse de la part des salaires dans la richesse produite, il ne pipe mot.
Mais révélant avec autant d’empressement que de mauvaise fois sa vraie nature, Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille de tous en leur faisant croire qu’ils font partie des riches, s’est senti obligé de réagir immédiatement, osant affirmer : "Je crois qu’il y a énormément de personnes en Belgique qui éprouvent des difficultés à nouer les deux bouts et pas seulement dans les revenus les plus faibles."
Ainsi, entre l’augmentation du prix du mazout pour chauffer leur piscine et la hausse des prix du carburant pour leur énergivore 4x4, les personnes touchant entre 5000 et 10000 euros de salaire mensuel éprouveraient des difficultés à nouer les deux bouts ?
Il ajoute : "C’est d’ailleurs pour cela que la meilleure réponse, au-delà de l’index, c’est l’augmentation du revenu, du revenu de poche, du revenu net. C’est-à-dire une baisse d’impôt sur le revenu".
Effectivement, Didier Reynders a baissé l’impôt ... celui des plus riches en faisant disparaître les tranches supérieures de l’IPP.
Dis-donc Didier, tu ne nous prendrais pas un peu pour des cons des fois ?
[1] On peut gager que la brèche ouverte, d’autres revendications bien moins "de gauche" s’y engouffreraient et que très vite il souhaiterait faire baisser le niveau des salaires non indexés
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