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18 novembre 2008 - 21:27
Amateur de grands travaux, Michel Daerden s’est lancé corps et argent dans la chirurgie esthétique afin de gommer certains des dégâts corporels causés par son alcoolisme. (Je précise « certains » dans la mesure où la chirurgie réparatrice du cerveau n’existe pas encore pour les conséquences de l’alcoolisme sur les neurones [1].)
Sa pratique politique n’a par contre rien de chirurgicale. Tout le monde aime Papa mais Papa n’aime pour sa part que les serviteurs serviles. Il n’hésite pas à recourir aux grands moyens et notamment le chantage du portefeuille afin de briser les importuns. Notez qu’à elle seule, l’instrumentalisation à des fins personnelles et politiciennes des deniers publics pratiquée de main de maître par cet individu mériterait un article.
Il y a quelques semaines à peine, Michel Daerden déclarait le président du RFC Liège, Jules Dethier, persona non grata. Il n’aura pas fallu un mois au CA du club pour se mettre à plat ventre et exécuter la victime expiatoire de Papa. Même une partie des supporters semble abdiquer tout honneur témoignant plus d’intérêt pour le confort de leur petite sortie dominicale que pour la personne qui, bénévolement, a sauvé et redressé leur club sur le temps que Michel Daerden faisait la farandole devant les caméras avec les joueurs du Standard de Liège [2].
Le crime ? Avoir rappelé à Papa qu’il avait failli à ses engagements pré-électoraux. Opportuniste jusqu’à la caricature, Michel Daerden avait posé la première pierre du stade trois jours avant les élections fédérales. Et depuis … rien, le RFC Liège étant obligé de jouer les coucous à gauche et à droite.
L’occasion faisant le larron, à la place de l’indésirable, on a intronisé Francy Dupont qui, le hasard faisant décidément bien les choses, est également échevin socialiste à Ans. Nul doute que cet homme de paille plaira davantage à Papa et saura servir utilement ses intérêts.
Combien de temps tolérerons-nous encore de telles pratiques ?
[1] Ceci étant dit sans la moindre ironie
[2] Sans vouloir ni encenser Jules Dethier que je ne connais pas bien, ni créer de l’acrimonie entre supporters des deux clubs.
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?