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25 septembre 2006 - 15:47
Nous vivons une époque bien étrange. Toute forme de pensée alternative est étouffée (voire criminalisée). A la radio, à la télévision, dans les journaux ou sur les panneaux électoraux, ce sont les quelques mêmes têtes qui se disputent avec acharnement tout l’espace d’expression.
Dans le même temps, il y a un énorme déficit de la chose publique dont se plaignent ces mêmes élus. Les électeurs sont inconstants, ils votent alternativement à gauche ou à droite. L’extrême-droite progresse. L’abstention croît.
Et si cet échec était lié au fait qu’il n’est plus question de politique, de débat d’idées, au fait que la gauche institutionnelle (PS ou ECOLO) semble avoir renoncé à combattre l’ultralibéralisme ? On réduit l’insécurité aux problèmes des incivilités mais on refuse de s’attaquer à sa source même, l’insécurité engendrée par le système économique actuel qui précarise et désocialise une partie croissante de la population. On se dit impuissant face aux délocalisations (comme chez Inbev à Jupille) et on accuse l’Europe mais quand arrive une Constitution Européenne ultralibérale, on la soutient et on prive la population de tout débat démocratique sur Une Autre Europe Possible.
La commune devrait être au centre de la réappropriation citoyenne des choix de société et d’une certaine revitalisation démocratique. C’est le niveau de pouvoir le plus proche de nous et pourtant nous sommes tenus à l’écart des décisions communales. Consultations populaires, non merci ! Interpellation des élus, pas pour nous ! Démocratie participative, connais pas ! On multiplie les ASBL, les Intercommunales et les Sociétés Anonymes mixtes où l’on cumule les mandats maintenant tout contrôle démocratique citoyen à bonne distance.
Il est temps d’oser repenser les bases de notre société, sa logique, ses valeurs, temps de poser des actes politiques clairs idéologiquement. L’argent domine aujourd’hui le monde aux dépends de la planète et de ses hôtes. Il est temps de puiser dans le marxisme des clés importantes pour comprendre notre société et l’impasse actuelle. Il est temps également de pratiquer au quotidien une écologie conséquente mais aussi de poser des choix collectifs pour une remise en question fondamentale de notre société consumériste et de ses conséquences écologiques.
Pour celles et ceux que cela intéresserait, j’ai écrit sur ce sujet un texte qui est disponible ici
"l’insécurité engendrée par le système économique actuel qui précarise et désocialise une partie croissante de la population".
J’en ai marre d’entendre cette phrase. On peut donc agresser les gens et voler parce qu’on est considéré comme socialement défavorisés. Alors là, je ris !
Mais bordel, quand vous, les gauchistes, comprendrez qu’il est temps d’arrêter d’excuser les délinquants sous ce prétexte débile.
Raton-Labeur.
En bref (vu que je ne suis pas convaincu de l’intérêt de faire long face à des arguments aussi réducteurs) :
La question n’est absolument pas de savoir si on a le droit de "laisser faire les délinquants" mais de réfléchir aux causes de l’augmentation de la délinquance et de la criminalité et aux solutions possible. Que l’on soit de gauche ou de droite, ce que l’on veut TOUS, c’est faire cesser cette spirale de violence.
Les causes : Il est un fait que la criminalité augmente en même temps que le capitalisme dérégulé (je dirais sauvage) s’étend. Moi, je fais donc le lien entre l’insécurité économique croissante induite par le système dans lequel nous vivons (de plus en plus de personnes sont laissées au ban de la société) et l’individualisme qu’il prône et les réactions violentes que cela engendre.
Les solutions : La version peine de mort et multiplication des prisons et de la répression policière (vision américaine pour faire court) ne fonctionne pas (Voir ici ou ici). Le taux de criminalité y demeure fort haut et la population carcérale explose (Note bien, ca les arrange, ca fait de la main d’œuvre pas cher). Donc plutôt que de se contenter du bâton, si ce que l’on veut vraiment résoudre le problème, il faut réfléchir aussi à la prévention, à attaquer le mal à la racine.
Je ne suis pas le seul à constater que lorsque l’on désinvestit de l’enseignement, du culturel ou de l’accès au sport pour les jeunes (toutes choses qui coutent chers et sont donc laissées en plan par nos sociétés guidées par le profit), on le « paie cher » plus tard. C’est l’histoire de nos sociétés européennes, des banlieues françaises aux cités liégeoises .
Donc, si l’on veut une solution à la violence, luttons contre le désinvestissement dans l’éducation et le monde sportif et culturel. Mais luttons aussi contre les valeurs mercantiles et individualistes promues par la société ultralibérale qui est la notre. Recréons du lien entre les gens. C’est bien parce que l’on ne se sent plus appartenir à une collectivité qui va vers quelque chose, que l’on est désocialisé, que l’on s’attaque aux autres, devenus rivaux/compétiteurs.
J’en reste la.
Pierre
Pas forcément gauchiste mais clairement de gauche et anticapitaliste
Je suis un ex-militant de gauche comme toi (je me permets de t’affubler de cette étiquette car j’ai un peu lu tes textes).
Aujourd’hui, je suis complètement à l’opposé de cette façon de considérer trop souvent que les "mauvais" actes commis sont "la conséquence d’autres choses".
C’est trop facile...
Oui, je suis passé à droite, parce que je considère aujourd’hui que les gens doivent se prendre en mains, et se battre dans la vie pour arriver à s’en sortir.
Ras-le-bol de l’Etat providence socialiste, qui fait de nous des assistés.
Les gens oublient qu’ils doivent être acteurs de leurs propres vies.
Je n’accorde plus aucun crédit à l’argument que ce sont les "indicateurs" cruels du système économique qui poussent les gens à l’incivisme et à la petite criminalité.
Pour moi, futur père de famille, je veux plus de répression et d’arrêt de l’impunité, face à quelqu’un qui commet un acte illégal. Pour moi, beaucoup de problèmes viennent de là.
Mais bon, on va encore me critiquer : cette société est devenue tellement gentille et pleine de considérations pour les malfrats...
(Oui, je suis un peu désillusionné). :-)
Raton-Labeur
Aujourd’hui, je suis complètement à l’opposé de cette façon de considérer trop souvent que les "mauvais" actes commis sont "la conséquence d’autres choses". C’est trop facile...
Quelle est alors l’origine de l’augmentation de la violence si tu refuses de considérer l’homme comme plongé dans une société qui influence ses actes ? Une mutation génétique ?
Oui, je suis passé à droite, parce que je considère aujourd’hui que les gens doivent se prendre en mains, et se battre dans la vie pour arriver à s’en sortir.
A nouveau tu considères l’homme comme indépendant du cadre dans lequel il vit. La société dans laquelle on nait, la place sociale de sa famille, cela influence terriblement nos possibles. Tu crois que Bush est président des Etats Unis parce qu’il avait plus d’envie de se battre dans la vie qu’une femme née dans les favellas de Rio ?
Ras-le-bol de l’Etat providence socialiste, qui fait de nous des assistés. Les gens oublient qu’ils doivent être acteurs de leurs propres vies.
Regarde les faits : le système américain tue tout assistanat, toute solidarité et il y a deux millions de types en taule et un nombre d’assassinats par arme à feu quasi le plus haut du monde. Ce n’est en aucun cas l’assistanat (que je préfère parler de solidarité) qui crée la violence, au contraire.
Je n’accorde plus aucun crédit à l’argument que ce sont les "indicateurs" cruels du système économique qui poussent les gens à l’incivisme et à la petite criminalité.Pour moi, futur père de famille,
J’en ai deux et franchement je balise surtout de voir les guerres sancto-économiques de Bush ou les conséquences de notre folie consummériste faire péter la planète.
je veux plus de répression et d’arrêt de l’impunité, face à quelqu’un qui commet un acte illégal. Pour moi, beaucoup de problèmes viennent de là.
Mais cela ne fonctionne pas ! Ouvre les yeux !
Je ne suis pas contre une peine juste lorsqu’un acte délictueux est commis, je dis qu’il faut AUSSI attaquer le mal à la racine. Si ma racine ne te convient pas, au moins propose une autre explication à cette augmentation de la violence ces 30 dernières années qui comme par hasard correspondent à la remise en question progressive des acquis sociaux et à la montée de l’ultralibéralisme.
Et pour finir, ce n’est pas par "mollesse socialiste" mais pour des raisons économiques que l’on libère les détenus avant la fin de leur peine ou que la justice n’a pas les moyens de faire correctement son boulot. La boucle est bouclée.
Dans cette liste de réactions, j’ai lu que quelqu’un est passé à droite. Pour moi, cela me semble impossible. S’il est passé à droite, c’est qu’il n’a jamais été à gauche. Je n’arrive pas à saisir pourquoi le monde entier ne comprend pas une chose aussi simple : Le système capitaliste favorise le bien-être d’une infime minorité au détriment d’une immense majorité. Du dictateur par rapport à ses sujets ou des actionnaires par rapports aux producteurs de richesses. Cela relève de l’absurdité la plus complète quand on sait que toute l’humanité habite sur le même bateau. Le capitalisme est un système qui ne convient plus à personne à part cette minorité. Il génère des quantités astronomiques d’inégalités et de misères sociales. Des gens vivent tous les jours dans la détresse à cause du capitalisme. Peut-être n’auront-ils plus la chance de manger du pain demain. Et un jour, on prendra peut-être leurs enfants et on les enverra faire la guerre, comme en Iraq. Juste pour des raisons économiques, comme les pétrodollars ou l’argent public destiné à l’armement. Des gens meurent injustement à cause du capitalisme. Il n’est générateur que de guerres, de cris et de larmes. Un monde dont moi je ne veux pas en tout cas. Maintenant, si vous, vous aimez ce genre de monde, c’est votre choix idéologique. Etre de gauche, ce n’est pas un choix, cela s’impose à moi-même, simplement parce que ce qui m’intéresse, c’est la réalité et la vérité. Et cette vérité, elle est tellement criante aujourd’hui qu’elle en devient incontestable. Le capitalisme est révolu, il n’est plus que le vestige d’une alternative à la féodalité du moyen-age. Il est vide de toutes substances à part l’argent. Ce qui m’atriste c’est qu’il existe encore des gens qui pensent le contraire tout étant leur droit le plus strict . Je ne cherche même pas à convaincre qui que ce soit et je ne sombrerais pas dans une discussion sans fin sur la toile. Je voulais juste essayer d’allumer un peu la lumière sans aucune prétention.
En quoi c’est étonnant de passer de la gauche à la droite ? Quand on voit comment se comporte la gauche en Belgique, c’est à pleurer ! Ex-communiste (je suis fils d’un père qui a milité toute sa vie au PC italien), je ne peux que me rendre compte d’une évidence aujourd’hui : la gauche est en train, partout , de foutre le bordel dans notre société... A droite, ce n’est pas mieux : des ramollis partout. Quand aux extrêmes, même si tout doucement j’y dérape, je les excècre aussi...
Moi, je pars d’une constatation toute simple : ma ville, Bruxelles, part en couilles... Dégradations diverses, délinquance, incivisme des gens, comportement délictueux de beaucoup d’automobilistes, etc...
Je n’en peux plus. Je compte d’ailleurs fuir Bruxelles qui devient INVIVABLE pour moi et ma compagne.
Fils d’immigrés italiens, je ne supporte plus le multi-culturalisme.
J’en deviens xénophobe, oui. Les cultures sont parfois trop différentes pour se cotoyer harmonieusement. Pour moi, tout exsude l’échec des politiques de ma ville que j’ai aimé, et que je ne reconnais plus aujourd’hui.
Oui, ma ville se noircit d’une société malade et grangrénée, qui me donne de plus en plus de malaises chaque jour. Alors, oui, comme bcp de gens, j’en ai marre, et je rêve d’une poigne qui, seule, peut remettre une société sur une route pratiquable.
La traditionnelle peur de l’agent. L’homme est ainsi fait.
La gauche m’a fait rêver longtemps. Aujourd’hui, je lui en veux de m’avoir mis tant de poudres aux yeux, et je lui en veux de continuer encore à faire croire aux gens que l’Etat doit tout leur donner.
C’est faux ! Dans la vie, on a des devoirs : notamment celui de se prendre en mains tout seul, avant de compter sur l’aide de qui que se soit.
Si tu ne peux pas comprendre ça, qu’on en a marre de voir son habitat se dégrader par tous les méfaits de la gauche, c’est que tu vois les choses comme le monde politique en général : qui n’a rien compris à la détresse des gens qui, par dépis, vont voter extrême-droite aux prochaines élections, devant le manque de séverité d’une société qui ne respecte plus rien.
Raton-Labeur.
L’extrême-droite est LA solution, bon sang mais c’est bien sûr ! Voilà qui va tout arranger ! Comment est-il possible de penser ne fut-ce qu’une seule minute que le FN ou tout autre parti similaire puisse être autre chose qu’un ramassis d’opportunistes dont le seul but est de s’empiffrer sur le dos de la communauté. Leur discours populiste n’est rien d’autre que de la démagogie, ils ont l’art de caresser dans le sens du poil pour endormir les plus faibles. On a vu et on voit encore dans certains pays ce qu’amène l’extrême-droite au pouvoir. Rien que l’idée de savoir qu’un seul d’entre eux puisse siéger au conseil communal me donne envie de vomir. Moi aussi, je suis une déçue de la gauche mais jamais je ne pourrais donner ma voix à cette bande de rapaces. Parlons-en de l’insécurité qui est leur cheval de bataille. Est-ce que ce serait plus rassurant de voir proliférer les policiers et les milices privées ? De ne plus pouvoir dire ce que l’on pense sous peine d’arrestation et d’emprisonnement arbitraire, sans parler de torture et de mise à mort ? de disparition ? Ah oui, évidemment, si l’on est blanc bleu belge, on pourra circuler à l’aise... à condition de marcher comme ils le veulent ! Mais allez savoir si le fait d’avoir un patronyme italien ne vous mettra pas sur la liste des suspects ? Après tout, vous êtes vous aussi le produit de l’immigration et je me souviens que les Italiens ont eu bien du mal à s’intégrer au début de leur arrivée, alors qu’ils venaient se ruiner la santé dans nos mines et faire le boulot que les Belges ne voulaient plus faire, et tout cela pour un salaire de misère. La xénophobie et le racisme sont des produits directs de l’extrême-droite ; avez-vous oublié l’histoire de votre père ou de votre grand-père ? Est-ce que les insultes qu’ils ont encaissées ne vous stimulent pas à avoir envie de vous battre contre tous ceux qui voudraient reproduire les mêmes réactions primaires avec d’autres ? Si vous voulez que votre enfant vive dans une société à régime totalitaire, où les droits de l’homme n’ont plus aucune signification, où la liberté d’expression et d’agir n’existe plus, où il n’y aura même plus d’élections, et où un policier aura le pouvoir de lui fracasser le crâne simplement parce qu’il a envie de s’amuser, oui, allez-y, votez extrême-droite, mais sachez que je vous combattrai.
Un citoyenne attentive.
Trois millions de mal logés en France... et ça augmente sans cesse. Il est où ton état-providence socialiste ? Soyons acteurs de nos propres vies, refusons le capitalisme, l’individualisme et soyons solidaires.
ouvre les yeux le fn n’est en rien la cause du mal du pays.
bien que je ne vote pas pour eux il n’ont rien mis sur la table ,il n’ont pas droit a la parole a la television (tres democratique) a part quand il ya des reportages a charge comme a chaque election ou msieur defosse ( le fouille merde) de la rtb ne s’en prend qua eux .
ok ils font des casserroles comme la si bien montrer notre fouille merde national .
si defossee est un vraie journaliste quil fasse des casserolles du GRAND PS avant les election la ils aura mes exuse mais je pense que ca soit tres peu problable puisq’avec les casserolles du ps fraudrait dejacommencer aujourd’hui pour etre sur de tout difuser mais ca ne serait pas du gout de moneigneur di rupo alors rien vive la democratie et les tete de turqs q’est le front national sans jeux de mot .fn pourri ps corrompus mr la reforme de l ’avenir.......et ecolo aussi pourquoi pas... bie a vous
En réponse à Raton Labeur
Qu’est-ce que la gauche a à voir là-dedans ? Et même la droite d’ailleurs… Le politicien de quelque bord qu’il soit n’est pas le messie. Lorsque les gens auront compris qu’il faut cesser de placer leurs espérances dans les mains d’autrui et s’impliquer dans le changement, on verra du résultat.
Quant aux causes de la délinquance, du non-respect, de la dégradation des milieux urbains, il faut la chercher dans plein de raisons : Compétition entre les individus, société de consommation, perte de repères, culture de la violence entretenue par les médias, transgression des limites entretenue par ces mêmes médias et la pub, transformation de faits anodins en "phénomènes de société", jeunes de la deuxième génération d’immigrés coincés entre deux modèles culturels, effet boule de neige d’un mécanisme vicieux de xénophobie qui entraîne une réaction négative de la part de ces jeunes, ce qui entraîne un renforcement de la xénophobie, etc... Bref, ce n’est là qu’une partie des causes possibles.
Le problème que beaucoup ont face à cela ? Chercher des solutions simples à des problèmes hyper-complexes. Alors, si tu veux des politiciens à poigne qui vont s’attaquer à l’incendie, alors qu’à côté, on continue à diffuser des programmes violents (je vois beaucoup de "citoyens" qui sont les premiers à se lamenter, mais qui en même temps s’abreuvent de ces machins sanguinolants… est-ce que ces afficionados de la sécurité accepteront qu’on leur sucre leur série ?), on continue à entretenir ce modèle pourri par la marchandisation de la vie sociale, et bien , ce sera du non sens : ce sera "essayer d’éteindre une incendie avec la vanne du gaz ouverte dessus".
Et j’ajouterai, à la suite de Pierre, que le désinvestissement dans l’enseignement et les activités culturelles commencent à produire leurs effets délétères. Finalement ce qui se passe ne m’étonne pas, c’est le contraire qui m’étonnerait : qu’après ce matraquage, qu’après ces multiples signaux venus de toute part (information spectacle et souvent simpliste, culture de la violence, Culte du "Gangsta Rap", valorisation outrancière de comportements douteux, etc..), il ne se passe rien, qu’en retour rien ne nous pète à la gueule.
Pour les fanas de la tolérance Zéro : Aux Etats-Unis, paradis de cette tolérance zéro et des prisons musclées, la délinquance ne baisse pas de façon significative. Il y a toujours des hurluberlus qui pètent un plomb et font un carton dans les écoles ou dans les centres commerciaux. Preuve par là que la tolérance zéro n’est pas le remède avéré. Quand je dis cela, je ne dis pas qu’il faut laisser faire. Il faut que les peines aient du sens. je suis bien placé pour en parler, puisque toutes les semaines, je donne cours dans une prison. Ces prisons (et pourtant celle ou j’interviens est une "bonne prison"...) ne sont que des parcs à bestiaux où les plus jeunes sont à l’école de la violence. Si des activités ne sont pas organisées par des extérieurs, il ne se passe rien en terme de réinsertion. Mais la droite veut plus de prisons, et il y a même quelques guignols qui rêvent de céder les prisons au privé. Donc, m’étonnerait que ces bien-pensants aient une envie de s’attaquer aux vraies causes.
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