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Par Pierre Eyben
7 novembre 2006 - 23:39
C’est une bien triste et bien inquiétante nouvelle que je viens de recevoir ce soir : la cour d’Appel de Gand vient de condamner Bahar Kimyongür à cinq années de prison.
Il y a quelques jours encore, je discutais avec Bahar lors d’une fête turque à Saint Nicolas et j’ai des frissons lorsque je pense à ce qui lui arrive ce soir. Oui, Bahar est un citoyen belge engagé. Oui, il est membre du bureau d’informations du DHKC à Bruxelles (dont je ne partage pas les méthodes même si la situation turque est bien différente de la nôtre). Oui, il exprime un point de vue critique sur la répression féroce menée par l’Etat turc contre les minorités et les opposants au régime. Mais il n’a commis aucun crime ni délit en Belgique, en Turquie ou ailleurs.
Aujourd’hui je perçois ce jugement comme un message clair pour toutes celles et ceux qui comme nous contestent le système capitaliste, pas par les armes mais par la plume et le combat politique. C’est la mort des libertés démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales qui est annoncée ! C’est la criminalisation non de nos actes mais des idées qui les sous-tendent
Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas cette affaire, je les invite à lire le communiqué du CLEA (Comité pour la liberté d’expression et d’association)
Voir ici http://leclea.be/pages/page_communi...
Solidarité avec Bahar !
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L’Humanité du 5 septembre révélait qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2011, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices nets records s’élevant à 47 milliards d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2010. Le seul groupe Total a amassé 6, 6 milliards d’euros de bénéfices sur la période. Elle est pas belle la crise ...
Pour 2011, voici (en extrapolant) 100 milliards d’euros inutiles que via des décisions politiques, l’Etat français peut retourner à la collectivité plutôt que de sabrer dans les tâches utiles remplies par l’Etat (ce que certains qualifient erronément de "dépenses publiques" quand il s’agit à la vérité "d’investissements au profit de la collectivité"), et d’appauvrir plus encore la population.
Alors, à quand l’austérité sur les bénéfices ?