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.: Pollution aux particules fines : la victoire à la Pyrrhus des batisseurs d’autoroutes

Alors que les alertes à la pollution aux particules fines se multiplient (Et oui, les voitures ce n’est pas que le CO2), voici des chiffres éclairants. Certains ont quelques années déjà mais la tendance demeurre quasi la même. Tout ceci est le fruit direct de choix politiques.


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.: Salon de l’auto 2008 : cynisme des constructeurs en vedette

Revoici le salon de l’auto qui ouvre ses portes. Avant même qu’il ne débute, cet événement médiatique majeur est relayé avec force par l’ensemble des médias du pays. Chaque année également, le salon csl’environnement.


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.: Sortir du brouillard électromagnétique

Alors qu’elle est en véritable explosion, la pollution électromagnétique ne mobilise pas. Avec la pollution de l’air (responsable entre autre du réchauffement) et la pollution chimique des sols, elle constitue pourtant la troisième catastrophe « sanitaire » majeure qui nous menace et probablement, à moyen terme, la plus mortifère.

Une étude explosive

Ils sont vingt-six, ils sont scientifiques, chercheurs ou professionnels de la santé et ils viennent de faire le point dans une volumineuse étude intitulée « Bio Initiative » sur l’état de la recherche consacrée aux pollutions électromagnétiques et à leurs conséquences sanitaires compilant plus d’une centaine d’études (http://www.bioinitiative.org). Leur conclusion est limpide : « Notre société ne peut plus se payer le luxe d’attendre avant d’agir ». [1]

Que révèle cette étude ? Nous baignons dans un brouillard électromagnétique (en anglais electrosmog) dont l’intensité croît exponentiellement, croissance amplifiée suite à l’avènement des GSM (plus de 2 milliards à ce jour) et des réseaux internet sans fil (WiFi). Or les êtres humains sont des systèmes bioélectriques. Notre cerveau et notre cœur sont régulés par des signaux bioélectriques et l’exposition à des champs électromagnétiques artificiels peut interagir avec nos fonctions biologiques causant des dommages importants. L’étude relève notamment une augmentation du risque de cancers (leucémie infantile, tumeur au cerveau, cancer du sein,…), de modification du système nerveux et de dysfonctionnements du cerveau (maladie d’Alzheimer,…), de modification de l’ADN ou encore d’affaiblissement du système immunitaire. [2]

Un danger nommé OMS

Digne héritière du sulfureux Michael Repacholi [3], Emilie van Deventer en charge du dossier des rayonnements électromagnétiques à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) tente pour sa part de noyer le poisson. Une étude est en cours. Elle sortira pour … 2010. Circulez, il n’y a rien à voir ! La collusion de l’OMS avec les milieux industriels serait moins grave si les gouvernements ne se référaient quasi systématiquement à ses recommandations pour établir leurs normes.

En Belgique

En Belgique, Rudy Demotte, le Ministre de la Santé, devenu Premier wallon et qui veut « libérer le marché » [4], a ignoré superbement les recommandations – pourtant déjà très lâches - du Conseil Supérieur de la Santé (3 Volts par mètre) dans lequel se trouvent des scientifiques belges de renom comme le professeur André Vander Vorst, pour établir une norme à 20.6 V/m soit six fois plus. Le rapport « Bio initiative » recommande aujourd’hui 0.6V/m soit cinquante fois moins !

Attaquer le mal à la racine

« Marché libéré ». On touche ici au cœur de problème. Les intérêts financiers en jeu sont considérables. Les télécommunications, secteur privatisé, sont devenues en quelques années un gigantesque secteur économique. Les dépenses en téléphonie, et particulièrement en mobilophonie ont explosé. Le sans-fil est partout, des GSM aux DECT (téléphones sans fil) en passant par le WiFi (internet sans fil).

En Allemagne, l’Etat recommande d’éviter les installations WiFi à la maison, en Angleterre on projette de l’interdire purement et simplement dans les écoles,… Mais les gouvernements n’osent prendre aucune mesure véritablement conséquente. Le principe de précaution ne fait pas long feu face aux lobbies industriels.

Nous paieront le prix de la gabegie actuelle mais il est encore temps de ne pas alourdir la note. Qu’il s’agisse de réchauffement climatique ou de pollutions électromagnétiques, il est nécessaire – vital même - de nous opposer à la logique économique actuelle si nous voulons sortir de l’ornière et éviter des catastrophes sanitaires gigantesques. Nous n’avons pas des dizaines d’années devant nous pour opérer ce changement radical de cap et l’imposer aux dirigeants économiques et politiques.


.: Du papier, faisons table rase

Une industrie polluante

Et l’industrie du papier, n’est pas une industrie comme les autres. Le papier est encore souvent blanchi au chlore gazeux qui est un produit chimique polluant. La production de papier réclame également énormément d’eau (4m3 par tonne de papier) pour extraire la cellulose des fibres du bois alors que la pénurie d’eau devient de plus en plus criante un peu partout. Enfin, elle réclame beaucoup d’énergie (électricité) pour sécher le papier.

Du papier imposé

Bien évidemment chacun, par ses choix peut diminuer sa consommation de papier mais c’est avant tout l’industrie qui pousse à cette surconsommation. Si les autorités sensibilisent (culpabilisent ?) les consommateurs, les mesures à l’encontre des producteurs qui multiplient par exemple les emballages sont quasi inexistantes.

Un autre exemple de « papier imposé » est bien évidemment la publicité qui atterrit quotidiennement dans nos boîtes aux lettres. En moyenne, ce sont quelques 40kg de publicités non sollicitées qui y sont déversés chaque année. Dans ce chiffre, les toutes-boites occupent une place importante. Ces pseudos-journaux qui sont en fait de simples outils publicitaires (leur surface rédactionnelle étant systématiquement sous les 20%), tirent leur revenu de la pub et tentent donc d’élargir au maximum leur tirage. Imprimer un exemplaire qui ira de l’imprimeur au hall d’un immeuble et puis directement à la poubelle, cela rapporte ! C’est au nom de cette « logique » que des milliers de tonnes de papier (et de plus en plus de plastique) sont gaspillés chaque année.

Une goutte d’eau utile

A Bruxelles, un autocollant officiel a été édité par l’IBGE afin de permettre aux citoyens de refuser les publicités et/ou les toutes-boîtes. Cela devrait permettre selon divers experts d’économiser à terme 10.000 tonnes de déchets papier.

Après une très (trop) longue léthargie, en Wallonie, les choses semblent également bouger un peu. Le Ministre Lutgen a lancé une procédure similaire et un autocollant ainsi qu’une législation devraient « débarquer » au cours du premier semestre 2007.

On espère évidemment que les divers lobbys de la pub qui ont sur la presse (si importante pour nos élus) un pouvoir énorme ne dénatureront pas le projet.

En attendant, afin de maintenir la pression et afin de porter des revendications plus fortes même si totalement légitimes (comme le principe de l’opt-in), le collectif des Démonteurs de Pub mènera à Liège samedi 9 décembre dès 14h devant la Violette une activité de sensibilisation utile sous la forme d’un déversement de prospectus publicitaires.

Voir ici : http://demonteursdepub.be/Journee_d...


Notes

[1] Notez que l’étude porte sur les radiations de type radiofréquence (matériel sans fil, antennes GSM et antennes radio-télé) mais aussi sur les champs électromagnétiques de très basse fréquence (matériel électrique et électronique ainsi que lignes électriques).

[2] Pour celles et ceux qui lisent l’anglais, un résumé de 28 pages de cette étude est disponible ici.

[3] Voirhttp://david-leloup.blogspot.com/20....

[4] Source : Le Soir 29/8/2007