Jamais avare en “coups d’éclats” poujadistes, la députée fédérale MR (ex PSC) et bourgmestre de Jurbise (où elle fut cornaquée par son père), Jacqueline Galant, affirme dans la presse que “toute personne qui demande la nationalité belge doit être un citoyen exemplaire”. Madame Galant propose de retirer la nationalité pour des délits mineurs. Au journaliste du journal Le Soir qui lui demande si “brûler un feu rouge” serait une condition suffisante, elle répond, par l’affirmative affirmant “Même des infractions mineures. À partir du moment où on ne respecte pas les règles élémentaires d’un pays, je pense que l’on n’a pas droit à la nationalité.”
Avec 6,95% de moyenne dans les 17 régions (sur 22) où il était présent, le Front de Gauche est en progrès (léger) par rapport aux européennes de 2009 (6,45%). Dans 4 régions, il réalise même plus de 10% (14,3% en Auvergne).
En France, c’est la motion de Ségolène Royal proposant des alliances avec les centristes du MoDem et s’appuyant sur le Traité de Lisbonne qui a remporté le plus de suffrages auprès des militants du PS.
Le Sénateur Jean-Luc Mélenchon dont les lecteurs de ce blog savent combien j’apprécie la verve et les analyses en a (enfin) tiré avec courage les conclusions qui s’imposaient. Il a annoncé ce jour qu’il quittait le PS. Après Oskar Lafontaine en Allemagne, c’est un second "poids-lourd" européen qui décide de rompre avec la social-démocratie et ses dérives droitières.
Invité ce matin de l’émission Matin Première [2], Michel Daerden a martelé ses priorités. Au cœur d’une argumentation pâteuse, le maître d’Ans a rappelé ce qui constitue à ses yeux mi-clos la priorité des priorités, la suppression de la télé-redevance.
Les hommes et femmes politiques sont venus en nombre à Sclessin pour assister au sacre du Standard. On a pu voir Melchior Whatelet Junior, Jean-Michel Javaux, Joëlle Milquet, Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx et bien évidemment onze Premier, Yves Leterme.
Des passionnés du Standard ? Des fanas de foot ? A l’exception du dernier précité, on peut en douter. Mais chacune et chacun souhaitait associer son image à ce symbole de réussite qu’est redevenu le Standard. Pour contourner le discrédit politique, pour créer de l’empathie électorale, on met à l’arrière plan (ou du moins en second rideau) le politique pour laisser place à des formes nouvelles d’interpellation de l’électeur. C’est, je pense, une technique efficace mais aussi un aveu de faiblesse interpellant.
Voici quelques réflexions concernant le Grand Prix de F1 qui vient d’occuper la une de quasi tous les médias durant près d’une semaine.
Source : Asbl d’Une Certaine Gaité
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Bonjour
1. Les résultats des élections fédérales du 10 juin ne nous ont pas remplis de joie mais ils ont amplement justifié les avertissements que nous n’avons pas cessé de donner au cours des dernières années et des derniers mois.
2. Trois résultats doivent être considérés comme majeurs :
la victoire indiscutable de M. LETERME et de son parti constitue en fait le retour du CVP comme premier parti de Flandre ;
au même moment, les socialistes wallons, pour la première fois dans l’histoire du suffrage universel en Belgique, cessent de constituer le premier parti en Wallonie ;
à eux seuls, les trois partis de droite en Flandre (sans même compter l’extrême-droite) rassemblent près des deux tiers des voix.
3. IL EST DONC CLAIR QUE L’ABANDON PROGRESSIF DU SOCIALISME PAR LES DIRIGEANTS DES PARTIS SOCIAUX DEMOCRATES N’OUVRE NULLEMENT LA VOIE A UN PROGRESSISME MEME MODESTE : AU CONTRAIRE, ILS LA FERMENT.
4. Tout le monde comprend que les résultats des élections belges ne constituent nullement des exceptions : avec des variantes nationales bien naturelles, ils correspondent au contraire aux résultats électoraux enregistrés dans le reste de l’Europe.
5. Ainsi en est il des Etats voisins : France, Pays-Bas, Allemagne (trois échecs sociaux-démocrates).
6. Mais, comme l’a rappelé avec raison Guy SPITAELS, ce n’est pas par hasard que les sociaux-démocrates ne sont plus au pouvoir dans aucun des cinq Etats scandinaves.
7. Dans ces conditions, attribuer la débâcle socialiste aux seuls éléments de malfonctionnement, de concussion ou de corruption relevés dans la ville de Charleroi ne constitue pas seulement une malhonnêteté mais démontre que la direction du Parti Socialiste considère les électeurs et les électrices comme des imbéciles.
8. Incidemment, que la conférence de presse consacrée par le président du Parti sur les résultats électoraux se soit déroulée dans un décor (évidemment préparé comme d’habitude à l’avance) annonçant « la Belgique rassemblée » (alors qu’elle a rarement été aussi divisée) constitue un grand moment du surréalisme, et démontre que ce mouvement reste bien vivant dans nos contrées.
9. Comme aucune voix discordante n’a osé se faire entendre au Bureau du Parti qui a suivi ces fantaisies (ce qui démontre l’écart énorme creusé entre la direction du Parti d’une part, les militants et le grand public d’autre part), j’ai estimé qu’il était non seulement de mon droit mais de mon devoir de m’exprimer publiquement sur les affaires du Parti, ce que je n’avais plus fait depuis longtemps.
10. Mes propos ont été publiés dans les journaux de la chaîne « Sud Presse », présente dans toute la Wallonie et dont le journal amiral reste (à Liège et ailleurs) La Meuse.
11. Vous trouverez donc en annexe I la publication de mes propos telle que faite dans La Meuse ; le journal n’a pas choisi de reproduire tout ce que j’avais dit mais les propos publiés sont par contre largement fidèles.
12. Bien évidemment, j’ai réclamé la démission du principal responsable de l’échec du P.S., à savoir son Président. Non seulement la reconnaissance de ses erreurs grandit l’acteur politique mais ici la responsabilité présidentielle est encore plus grande qu’en Allemagne ou en France.
13. J’avais voici vingt mois annoncé que le principal intéressé commettait non seulement un acte anti-statutaire mais aussi une profonde erreur en cumulant les fonctions de Président et celles de Ministre (autre première dans l’histoire du Parti). Je n’espérais pas voici vingt mois que les événements me donneraient raison sur une pareille échelle. Le cumul a notamment privé le Parti de son leader dans toute la campagne électorale mais il a également conduit à une affreuse confusion (d’ailleurs savamment entretenue) dans l’affaire des « dysfonctionnements » de Charleroi.
Voilà où conduisent les rêves de pouvoir absolu.
Tout cela était inscrit dans les astres donc prévisible, ce qui explique que je l’ai prédit, et je ne ferai pas semblant aujourd’hui de verser une larme mais j’ai la rage au cour en voyant le dommage (hélas durable) causé au Parti et en pressentant combien tout cela va coûter cher à l’ensemble des citoyens et plus particulièrement aux travailleurs et aux moins nantis.
14. Georges DEBUNNE avait raison : on nous ramène au XIXe siècle en rendant les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.
15. D’autres consciences socialistes se sont exprimées après moi, dont l’ancien président Guy SPITAELS et un jeune bourgmestre socialiste (Marc BOLLAND) : vous trouverez la teneur de leurs propos en annexes II et III.
Que dans les remarques nombreuses et pertinentes que ceux-ci ont formulées, il s’en trouve certaines qui diffèrent des miennes ne m’inquiète en rien et me réjouit au contraire car cela démontre que la démocratie refleurit toujours chez les socialistes, même et surtout quand on veut l’étouffer.
16. Enfin je joins à ce message de réflexion et de combat le texte de la résolution votée démocratiquement cette semaine à l’unanimité sauf une abstention par le comité de la section socialiste de Liège (annexe IV).
17. Vox populi, vox dei, aurait-on dit en d’autres temps (et d’autres lieux).
Voix du peuple ou même Cri du peuple, auraient écrit d’autres.
Il faudra bien qu’on nous entende, tôt ou tard. Ce n’est pas pour rien que l’Internationale affirme qu’en cas de besoin « ils sauront que nos balles sont pour nos propres généraux ».
Salut et Fraternité.
J.M.D.
[1] Suis-je le seul à être lassé d’avoir toujours les 10 mêmes invités politiques à cette émission, renforçant d’autant la sclérosante personnification du débat politique ? Je veux des seconds couteaux. Je veux des troisièmes couteaux. Je veux des petites cuillères aussi.
[2] Suis-je le seul à être lassé d’avoir toujours les 10 mêmes invités politiques à cette émission, renforçant d’autant la sclérosante personnification du débat politique ? Je veux des seconds couteaux. Je veux des troisièmes couteaux. Je veux des petites cuillères aussi.