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politique


.: Bonne gouvernance ou éthique en politique ?

Article paru en version courte ce vendredi 13 novembre 2009 dans LLB.


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.: Interview dans le journal Metro du 9/11/2009 à propos de la "chute du mur"
PDF - 2.5 Mo
Interview Metro 9/11/2009

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.: Jean-Luc Mélenchon quitte le PS. Elargissons la brèche à gauche !

En France, c’est la motion de Ségolène Royal proposant des alliances avec les centristes du MoDem et s’appuyant sur le Traité de Lisbonne qui a remporté le plus de suffrages auprès des militants du PS.

Le Sénateur Jean-Luc Mélenchon dont les lecteurs de ce blog savent combien j’apprécie la verve et les analyses en a (enfin) tiré avec courage les conclusions qui s’imposaient. Il a annoncé ce jour qu’il quittait le PS. Après Oskar Lafontaine en Allemagne, c’est un second "poids-lourd" européen qui décide de rompre avec la social-démocratie et ses dérives droitières.


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.: Daerden et circenses

Invité ce matin de l’émission Matin Première [2], Michel Daerden a martelé ses priorités. Au cœur d’une argumentation pâteuse, le maître d’Ans a rappelé ce qui constitue à ses yeux mi-clos la priorité des priorités, la suppression de la télé-redevance.


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.: Michel Daerden champion !

Les hommes et femmes politiques sont venus en nombre à Sclessin pour assister au sacre du Standard. On a pu voir Melchior Whatelet Junior, Jean-Michel Javaux, Joëlle Milquet, Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx et bien évidemment onze Premier, Yves Leterme.

Des passionnés du Standard ? Des fanas de foot ? A l’exception du dernier précité, on peut en douter. Mais chacune et chacun souhaitait associer son image à ce symbole de réussite qu’est redevenu le Standard. Pour contourner le discrédit politique, pour créer de l’empathie électorale, on met à l’arrière plan (ou du moins en second rideau) le politique pour laisser place à des formes nouvelles d’interpellation de l’électeur. C’est, je pense, une technique efficace mais aussi un aveu de faiblesse interpellant.


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.: Formule 1 à Francorchamps : Ne pas confondre grand prix et coût excessif

Voici quelques réflexions concernant le Grand Prix de F1 qui vient d’occuper la une de quasi tous les médias durant près d’une semaine.


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.: Politique (presque) fiction : L’orange bleue est arrivée

Source : Asbl d’Une Certaine Gaité

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.: Le PS vu de l’intérieur par Jean Maurice Dehousse

Bien comprendre pour reconstruire

Bonjour

1. Les résultats des élections fédérales du 10 juin ne nous ont pas remplis de joie mais ils ont amplement justifié les avertissements que nous n’avons pas cessé de donner au cours des dernières années et des derniers mois.

2. Trois résultats doivent être considérés comme majeurs :

- la victoire indiscutable de M. LETERME et de son parti constitue en fait le retour du CVP comme premier parti de Flandre ;
- au même moment, les socialistes wallons, pour la première fois dans l’histoire du suffrage universel en Belgique, cessent de constituer le premier parti en Wallonie ;
- à eux seuls, les trois partis de droite en Flandre (sans même compter l’extrême-droite) rassemblent près des deux tiers des voix.

3. IL EST DONC CLAIR QUE L’ABANDON PROGRESSIF DU SOCIALISME PAR LES DIRIGEANTS DES PARTIS SOCIAUX DEMOCRATES N’OUVRE NULLEMENT LA VOIE A UN PROGRESSISME MEME MODESTE : AU CONTRAIRE, ILS LA FERMENT.

4. Tout le monde comprend que les résultats des élections belges ne constituent nullement des exceptions : avec des variantes nationales bien naturelles, ils correspondent au contraire aux résultats électoraux enregistrés dans le reste de l’Europe.

5. Ainsi en est il des Etats voisins : France, Pays-Bas, Allemagne (trois échecs sociaux-démocrates).

6. Mais, comme l’a rappelé avec raison Guy SPITAELS, ce n’est pas par hasard que les sociaux-démocrates ne sont plus au pouvoir dans aucun des cinq Etats scandinaves.

7. Dans ces conditions, attribuer la débâcle socialiste aux seuls éléments de malfonctionnement, de concussion ou de corruption relevés dans la ville de Charleroi ne constitue pas seulement une malhonnêteté mais démontre que la direction du Parti Socialiste considère les électeurs et les électrices comme des imbéciles.

8. Incidemment, que la conférence de presse consacrée par le président du Parti sur les résultats électoraux se soit déroulée dans un décor (évidemment préparé comme d’habitude à l’avance) annonçant « la Belgique rassemblée » (alors qu’elle a rarement été aussi divisée) constitue un grand moment du surréalisme, et démontre que ce mouvement reste bien vivant dans nos contrées.

9. Comme aucune voix discordante n’a osé se faire entendre au Bureau du Parti qui a suivi ces fantaisies (ce qui démontre l’écart énorme creusé entre la direction du Parti d’une part, les militants et le grand public d’autre part), j’ai estimé qu’il était non seulement de mon droit mais de mon devoir de m’exprimer publiquement sur les affaires du Parti, ce que je n’avais plus fait depuis longtemps.

10. Mes propos ont été publiés dans les journaux de la chaîne « Sud Presse », présente dans toute la Wallonie et dont le journal amiral reste (à Liège et ailleurs) La Meuse.

11. Vous trouverez donc en annexe I la publication de mes propos telle que faite dans La Meuse ; le journal n’a pas choisi de reproduire tout ce que j’avais dit mais les propos publiés sont par contre largement fidèles.

12. Bien évidemment, j’ai réclamé la démission du principal responsable de l’échec du P.S., à savoir son Président. Non seulement la reconnaissance de ses erreurs grandit l’acteur politique mais ici la responsabilité présidentielle est encore plus grande qu’en Allemagne ou en France.

13. J’avais voici vingt mois annoncé que le principal intéressé commettait non seulement un acte anti-statutaire mais aussi une profonde erreur en cumulant les fonctions de Président et celles de Ministre (autre première dans l’histoire du Parti). Je n’espérais pas voici vingt mois que les événements me donneraient raison sur une pareille échelle. Le cumul a notamment privé le Parti de son leader dans toute la campagne électorale mais il a également conduit à une affreuse confusion (d’ailleurs savamment entretenue) dans l’affaire des «  dysfonctionnements » de Charleroi.

Voilà où conduisent les rêves de pouvoir absolu.

Tout cela était inscrit dans les astres donc prévisible, ce qui explique que je l’ai prédit, et je ne ferai pas semblant aujourd’hui de verser une larme mais j’ai la rage au cour en voyant le dommage (hélas durable) causé au Parti et en pressentant combien tout cela va coûter cher à l’ensemble des citoyens et plus particulièrement aux travailleurs et aux moins nantis.

14. Georges DEBUNNE avait raison : on nous ramène au XIXe siècle en rendant les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

15. D’autres consciences socialistes se sont exprimées après moi, dont l’ancien président Guy SPITAELS et un jeune bourgmestre socialiste (Marc BOLLAND) : vous trouverez la teneur de leurs propos en annexes II et III.

Que dans les remarques nombreuses et pertinentes que ceux-ci ont formulées, il s’en trouve certaines qui diffèrent des miennes ne m’inquiète en rien et me réjouit au contraire car cela démontre que la démocratie refleurit toujours chez les socialistes, même et surtout quand on veut l’étouffer.

16. Enfin je joins à ce message de réflexion et de combat le texte de la résolution votée démocratiquement cette semaine à l’unanimité sauf une abstention par le comité de la section socialiste de Liège (annexe IV).

17. Vox populi, vox dei, aurait-on dit en d’autres temps (et d’autres lieux).

Voix du peuple ou même Cri du peuple, auraient écrit d’autres.

Il faudra bien qu’on nous entende, tôt ou tard. Ce n’est pas pour rien que l’Internationale affirme qu’en cas de besoin « ils sauront que nos balles sont pour nos propres généraux ».

Salut et Fraternité.

J.M.D.

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Annexe I - Dehousse
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Annexe II - Spitaels
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Annexe III - Bolland
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Annexe IV - Section Liege PS

.: Le MR fait de l’écologie rentable

Les plus réalistes le savent, l’écologie véritable réclame de s’écarter de la logique de profit à court terme derrière laquelle courent (chacun à son rythme) les partis traditionnels. La véritable écologie, celle portée avec diversité mais radicalité par les éco-socialistes, les décroissants, par Bové ou par le GRAPPE est anticapitaliste.


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.: Jacky Morael préfère Didier Reynders à Elio Di Rupo

J’ai fait connaissance physiquement (rien de graveleux) avec Jacky Morael lors d’un pénible débat électoral fin 2006.

J’avais eu la mauvaise idée de rappeler la lamentable sortie médiatique d’un de ses poulains, Jean Marc Nollet, au lendemain d’élections perdues par les écolos [3] ce qui m’avait valu une dénégation sèche et hautaine à la Jean Claude Marcourt, le Dominique de Villepin belge [4].

Avant cela, Jacky Morael, c’était pour moi le type qui avait combattu face à Paul Lannoye pour qu’ECOLO accepte de se positionner clairement à gauche sur l’échiquier politique.

Alors que le second est aujourd’hui (avec le GRAPPE entre autre) aux cotés de la gauche anticapitaliste (notamment contre le TCE), le second vient d’accorder à PAN une interview des plus affligeantes témoignant à nouveau de la cour assidue qu’Ecolo mène au MR.

A la question « Ecolo est-il, comme l’ont dit certains, de droite ? », on peut y lire la réponse suivante : Ecolo partage une série de valeurs héritées de la gauche : la justice sociale, la démocratie, la citoyenneté, l’émancipation de l’individu… Ecolo a toujours eu un fondement associatif, de proximité avec les syndicats. Donc, au plan idéologique, on est foncièrement de gauche. Mais les écologistes sont des progressistes novateurs. Progressistes parce qu’on hérite de valeurs plutôt ancrées à gauche, mais qu’on se veut novateurs, parce que la société est en pleine mutation, et que ce n’est pas en organisant une ligne Maginot contre le libéralisme qu’on va sauver ces valeurs. A l’heure où le libéralisme engloutit morceaux après morceaux les services publics, celles et ceux qui se battent pour leur défense apprécieront. Fini la ligne Maginot, réformateurs et novateurs sont là !

A peine, plus anecdotique, on apprend aussi dans cette interview qu’il « préfère Reynders à Di Rupo ». Morael qui utilise avec facilité le vocable de con n’en est pas un, et surtout pas en terme de stratégie politique. Il sait donc ce que signifie une telle déclaration (surtout lorsqu’il élude ensuite la question de savoir si cela est « par conviction politique ou par affection humaine »). Au delà des digressions dithyrambiques sur le cours de droit public de François Perin (orateur brillant il est vrai mais pas franchement un gauchiste non plus et qui aux dernières élections était sur la liste du RWF) où le goût partagé du bon mot, il sait ce qu’est la « drague médiatique ».

Teintant ses propos de ce qu’il faut de prétention virile [5], il annonce la couleur.

Les jugements secs sur Vincent Decroly ou Bernard Wesphael, constituent également une déclaration de guerre claire à la gauche d’écolo qui rêverait d’une majorité progressiste [6]. Même si cela me vaudra encore 2-3 posts incrédules, je persiste à penser qu’il est temps que celles et ceux qui (entre autre sur base du programme) croient encore qu’Ecolo clairement positionner à gauche se battra pour une majorité de gauche, ouvrent les yeux. Comme je le répète inlassablement, tous les signaux sont au bleu et si "vous y allez", il semble clair que ce sera avec le MR les gars !

Au delà de relations humaines liées à une épreuve de vie commune, reste à comprendre pourquoi Carine Russo qui il y a encore quelques mois cosignait une carte blanche dans la libre Belgique appelant à « … repenser la gauche. Car les options du PS et d’Ecolo, mélange de discrets renoncements et de bruyantes capitulations, nous mènent toujours plus loin dans l’impasse. » se lance dans le bain dans ce contexte clair de fricotage avec la droite.


Notes

[1] Suis-je le seul à être lassé d’avoir toujours les 10 mêmes invités politiques à cette émission, renforçant d’autant la sclérosante personnification du débat politique ? Je veux des seconds couteaux. Je veux des troisièmes couteaux. Je veux des petites cuillères aussi.

[2] Suis-je le seul à être lassé d’avoir toujours les 10 mêmes invités politiques à cette émission, renforçant d’autant la sclérosante personnification du débat politique ? Je veux des seconds couteaux. Je veux des troisièmes couteaux. Je veux des petites cuillères aussi.

[3] Pour celles et ceux qui auraient manqué ce moment de grande lucidité politique, il concluait de l’échec électoral au lendemain de la catastrophique participation au gouvernement arc-en-ciel que c’était en matière de stratégie qu’il convenait de changer le tir et non sur le fond, affirmant grosso modo que les écolos devaient apparaître comme moins chiants et ne plus hésiter à donner dans les soirées boudin-compote pour ramasser des électeurs

[4] Non pas pour le contrat style CPE qu’il propose mais parce qu’il occupe un poste de responsable politique sans avoir été élu ce qui vu ce que cela semble donner devrait être interdit

[5] Le taux de testostérone est manifestement pour certains un argument électoral

[6] Ce terme me semble le plus souvent une honteuse usurpation, mais bon