Voici quelques informations sur moi qui sont d’une façon ou d’une autre liées à mon engagement politique actuel.
Profession ?
Une seule ce qui est rare en politique [1] Ayant fait des études d’ingénieur physicien à l’ULg mais me voyant difficilement travailler en entreprise [2], je me suis lancé dans la recherche (en micro-électronique pour les intimes). J’ai été boursier pendant 8 ans puis depuis quelques mois, je suis l’heureux détenteur d’un CDI. Cela pour dire que la recherche ce n’est pas le plus ingrat des jobs mais que ce n’est pas non plus le moins précaire.
Situation familiale ?
Et pourquoi pas un reportage dans Voici. Vous ne trouvez pas cela insupportable ces hommes et femmes politiques qui montrent leur maison et leurs enfants aux médias, qui poussent la chansonnette ou délivrent leurs meilleures recettes de cuisine en guise de projet politique. La politique est malheureusement souvent réduite à un spectacle, un mauvais spectacle dans lequel le costume et les accessoires [3] prennent le pas sur le débat de fond.
Trajectoire politique ?
Plutôt rectiligne tendance bien à gauche. J’étais sympathisant de l’initiative Gauche Unie (sans jamais m’y être investi). J’ai croisé pour la première fois la route du PC en 1999 pour y soutenir la campagne de Germain Dufour. J’y ai rencontré quelques emm*** mais aussi pas mal de personnes très ouvertes avec un regard critique et lucide sur ce qu’il y avait à dénoncer mais aussi à retenir des expériences socialistes.
Dans le même temps, désireux de dépasser les clivages à la gauche de la gauche, j’ai participé à la création d’un collectif anticapitaliste pluraliste Jeunes à Contre Courant aujourd’hui devenu A Contre Courant (www.acontrecourant.be) avec des copains anars, écolos radicaux, trotskystes et joyeusement rien-du-toutistes mais de gauche.
Plus récemment, je me suis également pas mal investi dans le combat contre l’agression publicitaire.
Courant de pensée ?
Les mouvements écologistes ont fait irruption dans le débat politique ces 30 dernières années en se basant sur une constatation simple : il convient de prendre en compte un nouveau paramètre, la planète. Avec le réchauffement climatique, la pollution de l’air, l’épuisement des ressources fossiles ou la raréfaction de l’eau potable, la question de la survie de l’humanité sur cette planète est en effet posée. Mais très souvent, le pas qui consiste à lier la démolition de la biosphère et le système économique dans lequel nous (sur)vivons n’est pas franchi par des écologistes qui préfèrent tenter d’aplanir les conséquences des ravages capitalistes plutôt que d’arracher le mal à la racine.
Marx ne pouvait en son siècle présumer des catastrophes majeures que l’hyper-productivisme et l’hyper-consumérisme capitalistes causeraient aujourd’hui [4]. Même si ces aspects ont été complètement gommés dans le socialisme dit réalisé, il y a toutefois dans l’oeuvre de Marx l’ébauche d’une conscience écologique réelle [5].

Un courant de pensée, le plus souvent qualifié d’éco-socialisme, et correspondant aux théories et aux mouvements qui aspirent à subordonner la valeur d’échange à la valeur d’usage, en organisant la production en fonction des besoins sociaux et des exigences de la protection de l’environnement, est en train d’éclore.
C’est clairement le courant dont je me sens le plus proche. Je suis pour un socialisme écologique, une société écologiquement rationnelle fondée sur le contrôle démocratique, l’égalité sociale, et la prédominance de la valeur d’usage [6] . En somme, il s’agit de réimbriquer l’économique dans l’écologique, et l’écologique dans le social, c’est-à-dire dans les conflits entre classes.
Voir par ailleurs le texte Marxisme et écologie, une rencontre nécessaire mais pas toujours évidente que j’ai rédigé sur ce sujet.
Me contacter ?
Pierre EYBEN
Rue Charlemagne 138 - 4020 Jupille
0477/20.29.53
Recevoir des infos
Si vous trouvez intéressantes (ou simplement utiles afin d’alimenter le débat) les idées que je défends, vous avez la possibilité de vous abonner à une liste de diffusion afin d’être tenu épisodiquement au courant de la parution de textes ou d’événements politiques qui me semblent intéressants. Pour ce faire, il vous suffit d’aller sur : http://listes.agora.eu.org/listinfo... et d’y encoder votre adresse mail.
Si vous trouvez intéressantes (ou simplement utiles afin d’alimenter le débat) les idées que je défends, vous avez également la possibilité de vous abonner à une liste de diffusion afin d’être tenu épisodiquement au courant de la parution de textes ou d’événements politiques qui me semblent intéressants.
Pour ce faire, il vous suffit d’aller sur : http://listes.agora.eu.org/listinfo... et d’y encoder votre adresse mail.
Et zouuuu...
Si vous désirez me contacter pour :
me poser des questions
me proposer un peu d’aide
me dire tout le bien que vous pensez des idées/propositions que je relaye.
voici mes coordonnées :
Pierre EYBEN
Rue Charlemagne 138 - 4020 Jupille-sur-Meuse
0477/20.29.53
Si vous désirez me contacter pour :
me dire tout le mal que vous pensez des cocos et de leurs propositions
m’expliquer combien le système actuel est merveilleux
me proposer d’adhérer au MR
euhhh ...
[1] Je sais, c’est honteusement gauchiste de dire cela. Mais quand même moins honteux que les 12 mandats rémunérés de Willy Demeyer.
[2] Ou je redoutais que l’on me demande d’exiger plus de rentabilité de travailleurs déjà victimes d’un système économique (capitaliste) qui marche sur la tête
[3] ... comme par exemple un simple noeud papillon. De façon un rien caustique, on pourrait dire qu’il n’est peut-être pas étonnant que des nez rouges fleurissent depuis quelques élections sur le faciès radieux de nos clownesques élus.
[4] Le système capitaliste actuel ne (sur)vit qu’au travers d’une croissance aussi artificielle que ravageuse. Les ressources non renouvelable (charbon, pétrole, gaz, minerais) sont consommées à une vitesse toujours plus grande et la pénurie n’est plus un lointain spectre mais le lot direct des générations qui nous suivront
[5] Dans Le Capital, il s’inquiétait déjà de l’agriculture intensive et écrivait « Dans l’agriculture moderne, de même que dans l’industrie des villes, l’accroissement de la productivité et le rendement supérieur du travail s’achètent au prix de la destruction et du tarissement de la force de travail. En outre, chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité. Plus un pays, les États-Unis du Nord de l’Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce procès de destruction s’accomplit rapidement [...]. La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : La terre et le travailleur » ((K. Marx, Le Capital, livre premier, T. II, éd. sociales, Paris, 1973, p. 181-82.))
[6] J. O’Connor, Natural Causes. Essays in Ecological Marxism, New York, The Guilford Press, 1998, pp. 278, 331.